Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Montbizot, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CC Maine Coeur de Sarthe, 252 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 610 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Montbizot, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Montbizot : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Montbizot — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 610 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 1 092 100 € à 2 184 200 € à Montbizot, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 10 921 000 € TTC à Montbizot supporte 569 341 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Base ADEME : 181 diagnostics enregistrés à Montbizot, soit un taux de 252 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).
Solde du dossier à Montbizot : la pièce déterminante est le constat de décence après travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Trois pièces décident du versement à Montbizot : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.