Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Mont-Saint-Aignan, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de Métropole Rouen Normandie, environ 4 857 logements occupés par leur propriétaire, 2 509 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 25 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mont-Saint-Aignan, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 171855 % du montant plafonné retenu à Mont-Saint-Aignan. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.01 personne(s) par résidence principale à Mont-Saint-Aignan, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que la remise à niveau d'un logement mis en location doit être dimensionné.
Le parc local commande la faisabilité : sur 10 036 résidences principales, on estime 3 352 maisons individuelles (33 %) à Mont-Saint-Aignan. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
La structure énergétique locale (24 % gaz, 2 % fioul, 55 % réseau de chaleur à Mont-Saint-Aignan) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Dans l'ordonnancement du chantier à Mont-Saint-Aignan, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Mont-Saint-Aignan relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Trois pièces décident du versement à Mont-Saint-Aignan : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.