La lecture du parc complète l'analyse : 77 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 24 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC de l'Oriente. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Moïta, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Moïta, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 100 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le cas type retenu à Moïta — 95 m² en zone H3 — la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 porte sur environ 105 m² de mur en pierre ou pan de bois. Au prix de marché observé, 130 à 260 € par m² de mur en pierre ou pan de bois, le poste ressort entre 13 650 € et 27 300 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le choix du scénario change l'assiette : à Moïta, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 20 475 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Moïta, le bâti ancien en absorbe environ 51 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 9 214 € à 16 380 € selon la catégorie de ressources.
La part de propriétaires occupants — 61 % à Moïta — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 24 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Amortissement à Moïta : le poste de 20 475 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 1 024 € par an. Encore faut-il que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Moïta est rattachée à CC de l'Oriente. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et signalent les dispositifs locaux cumulables.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 048 € à 4 095 € sur le chiffrage retenu à Moïta — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.