La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Milhavet. On relève 5 diagnostics publiés par l'ADEME, 93 % de propriétaires occupants, 44 résidences principales recensées, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Milhavet est crédible.
Sur le volet ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Milhavet », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Milhavet, en zone H2c, cela ramène 9 891 à 14 836 kWh par an, valorisés 1 062 € à 1 593 € au tarif conventionnel 2026.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Milhavet relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Milhavet, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Milhavet, le logement de référence de 110 m² situé en zone H2c en compte environ 21 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 462 000 € et 945 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Point de vigilance financier à Milhavet : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 70 350 € à 140 700 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Structure du parc de Milhavet : 98 % de maisons individuelles, soit environ 43 logements sur 44 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Le choix du scénario change l'assiette : à Milhavet, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 703 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.