L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénovation d'ampleur maison à Méricourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Nous raisonnons à Méricourt sur un logement de 110 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 100 kWh par an, soit près de 1 620 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : le générateur commandé avant le calcul de déperditions après travaux oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 7 150 € à 14 300 € à Méricourt, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Qui décide, et donc qui finance : 46 % de propriétaires occupants à Méricourt, soit environ 2 254 logements. Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Méricourt, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
La séquence prime sur la vitesse : le traitement complet de l'enveloppe d'une maison occupe une entreprise générale ou un groupement d'artisans RGE durant huit à quatorze semaines à Méricourt. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Une moyenne de 2.36 personne(s) par logement à Méricourt : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de le traitement complet de l'enveloppe d'une maison avec le reste du bouquet.
Sur le cas type retenu à Méricourt — 110 m² en zone H1a — le traitement complet de l'enveloppe d'une maison porte sur environ 286 m² de surface déperditive. Au prix de marché observé, 180 à 320 € par m² de surface déperditive, le poste ressort entre 51 480 € et 91 520 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 3 933 logements à Méricourt sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 80 % du parc. Pour le traitement complet de l'enveloppe d'une maison, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.