À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : un bassin de travaux structuré autour de CC Intercom Bernay Terres de Normandie, 282 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 32 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mélicourt, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève 2.23 personne(s) par logement, 81 % de propriétaires occupants, 11 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mélicourt est crédible.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la sortie d'une étiquette F ou G facturé 1 992 000 € TTC à Mélicourt supporte 103 848 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Trois pièces décident du versement à Mélicourt : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Côté performance, la sortie d'une étiquette F ou G pèse pour 45 à 65 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Mélicourt en zone H1a, cela représente entre 12 355 et 17 845 kWh évités par an, soit 1 327 € à 1 917 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Mélicourt relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Sur le cas type retenu à Mélicourt — 110 m² en zone H1a — la sortie d'une étiquette F ou G porte sur environ 48 logement classé F ou G. Au prix de marché observé, 28 000 à 55 000 € par logement classé F ou G, le poste ressort entre 1 344 000 € et 2 640 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
La part de propriétaires occupants — 81 % à Mélicourt — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 32 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 199 200 € à 398 400 € à Mélicourt, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.