Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Marat le montrent nettement. On relève 87 % de propriétaires occupants, 2.03 personne(s) par logement, un rattachement intercommunal à CC Ambert Livradois Forez, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Marat est crédible.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Côté performance, un programme voté en assemblée générale pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Marat en zone H1c, cela représente entre 9 164 et 14 400 kWh évités par an, soit 984 € à 1 547 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Marat, le programme collectif en absorbe environ 2640 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour un programme voté en assemblée générale à Marat est un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
La part de propriétaires occupants — 87 % à Marat — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un programme voté en assemblée générale, soit environ 342 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Marat, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 550 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, un programme voté en assemblée générale facturé 1 056 000 € TTC à Marat supporte 55 052 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 105 600 € à 211 200 € à Marat, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.