La part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution, et les données de Malestroit le montrent nettement. On relève 1.99 personne(s) par logement, 1 285 résidences principales recensées, 74 % de maisons individuelles, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Malestroit est crédible.
Nous raisonnons à Malestroit sur un logement de 105 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le solde se finance : à Malestroit, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie du fossile contribue déjà à 1 400 € d'économie annuelle attendue.
Combien de logement chauffé au fossile exactement ? À Malestroit, le logement de référence de 105 m² situé en zone H2a en compte environ 1 pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz. La dépense attendue s'établit dès lors entre 12 000 € et 19 000 € TTC (12 000–19 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Statut d'occupation à Malestroit : 822 logements occupés par leur propriétaire, soit 64 % du parc. La décision d'engager la dépose d'une chaudière fioul ou gaz y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'écueil le plus coûteux reste la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 550 € à 3 100 € sur le chiffrage retenu à Malestroit — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Côté performance, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Malestroit en zone H2a, cela représente entre 9 455 et 14 182 kWh évités par an, soit 1 015 € à 1 523 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Malestroit suppose un générateur décarboné dimensionné après isolation maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 15 500 € revient à 775 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le choix du scénario change l'assiette : à Malestroit, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie du fossile chiffré autour de 15 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.