Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Malemort, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 2 722 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CA du Bassin de Brive, de l'ordre de 3 150 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Malemort, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Structure du parc de Malemort : 81 % de maisons individuelles, soit environ 3 150 logements sur 3 889 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Malemort, le gaz couvre 42 % du parc, le fioul 6 %, l'électricité 49 %. La remise à niveau d'un logement mis en location s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Base ADEME : 1 335 diagnostics enregistrés à Malemort, soit un taux de 343 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).
Coût complet plutôt que prix d'achat : 49 178 000 € pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Malemort, soit 2 458 900 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Malemort, en zone H2c, cela ramène 9 455 à 14 182 kWh par an, valorisés 1 015 € à 1 523 € au tarif conventionnel 2026.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 49 178 000 € TTC à Malemort supporte 2 563 782 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Malemort compte 8 239 habitants et 3 889 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.