Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Malaucène, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 957 maisons individuelles, environ 786 logements occupés par leur propriétaire, 427 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Malaucène, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Malaucène, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Vaucluse. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Malaucène, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Dans l'ordonnancement du chantier à Malaucène, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 183 logements à Malaucène sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 15 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
L'écart entre profils est considérable à Malaucène : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La part de propriétaires occupants — 63 % à Malaucène — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 786 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Malaucène est rattachée à CA Ventoux-Comtat-Venaissin (COVE). Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la remise à niveau d'un logement mis en location et signalent les dispositifs locaux cumulables.