Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Reste le financement du solde : sur le cas type à Malansac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Guichet compétent : CC Questembert Communauté, dont dépend le territoire à Malansac. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur l'isolation par l'intérieur — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Planning réaliste à Malansac : deux à quatre semaines d'intervention pour un plaquiste RGE sur l'isolation par l'intérieur. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 289 DPE pour 1 000 résidences principales à Malansac (309 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un plaquiste RGE et donc la date de démarrage possible pour l'isolation par l'intérieur.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Malansac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Solde du dossier à Malansac : la pièce déterminante est le test d'étanchéité à l'air après pose. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Malansac, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La part de propriétaires occupants — 79 % à Malansac — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation par l'intérieur, soit environ 849 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.