Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 4 533 maisons individuelles, 4 965 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 59 % du parc, 625 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Louviers, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable, et les données de Louviers le montrent nettement. On relève environ 4 965 logements chauffés au gaz ou au fioul, un rattachement intercommunal à CA Seine-Eure, 18 705 habitants, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Louviers est crédible.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.21 personne(s) par résidence principale à Louviers, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que l'isolation du plancher bas doit être dimensionné.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 7 % du plafond applicable à Louviers pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 2 200 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 238 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Le solde se finance : à Louviers, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le plancher bas contribue déjà à 1 620 € d'économie annuelle attendue.
La part de propriétaires occupants — 37 % à Louviers — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 3 143 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur la facture, ce poste vaut 206 € à 354 € par an à Louviers : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 295 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 275 € à 550 € sur le chiffrage retenu à Louviers — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 5 297 DPE publiés par l'ADEME à Louviers, soit 625 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.