Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 100 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Côté éligibilité : pour « isolation des combles à Lorient », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Lorient compte 58 329 habitants et 32 772 logements principaux. Pour l'isolation des combles, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 300 € à 600 € à Lorient, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Rapporté au plan de financement, les combles représente de l'ordre de 8 % du montant plafonné retenu à Lorient. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 2 400 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 350 €.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.78 personne(s) par logement en moyenne à Lorient, ce qui fixe la base de calcul à 100 m². L'isolation des combles se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Mix de chauffage à Lorient : 25 % d'électricité, 57 % de gaz, 1 % de fioul, 16 % de bois et 1 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation des combles : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le parc local commande la faisabilité : sur 32 772 résidences principales, on estime 8 586 maisons individuelles (26 %) à Lorient. La ventilation de la sous-face de couverture y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation des combles.
Énergie de chauffage en place : 58 % du parc reste au gaz ou au fioul à Lorient, soit près de 18 909 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation des combles, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.