Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 8 586 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CA Lorient Agglomération, environ 14 125 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lorient, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Lorient le montrent nettement. On relève 1.78 personne(s) par logement, 43 % de propriétaires occupants, 32 772 résidences principales recensées, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lorient est crédible.
Qui décide, et donc qui finance : 43 % de propriétaires occupants à Lorient, soit environ 14 125 logements. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Amortissement à Lorient : le poste de 190 213 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 9 510 650 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Lorient, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 330 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 475533 % du montant plafonné retenu à Lorient. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Exigence opposable à Lorient : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 27 042 DPE publiés par l'ADEME à Lorient, soit 825 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Lorient. Le logement loué pesant environ 190 213 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.