Le cas de référence retenu ici porte sur 100 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 800 kWh par an, soit près de 1 480 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Lisors, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Amortissement à Lisors : le poste de 2 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 120 € par an. Encore faut-il que un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Dans l'ordonnancement du chantier à Lisors, l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique mobilise un plombier RGE pendant une journée. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Rapporté au plan de financement, le CET représente de l'ordre de 6 % du montant plafonné retenu à Lisors. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 1 920 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 080 €.
La logistique dépend de la densité : 290 habitants pour 152 résidences principales à Lisors. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
L'écueil le plus coûteux reste l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 240 € à 480 € sur le chiffrage retenu à Lisors — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Trésorerie du projet à Lisors : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels le CET participe.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Lisors, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 2 400 € comme le CET, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.