Les données publiques dessinent un gisement précis : de l'ordre de 18 370 maisons individuelles, 521 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 10 006 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 38 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Les Sables-d'Olonne, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur le volet ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Les Sables-d'Olonne », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 29 657 550 € à 59 315 100 € sur le chiffrage retenu à Les Sables-d'Olonne — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Les Sables-d'Olonne, sur une base de 100 m² en zone H2b, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 8 853 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 194 766 000 € à 398 385 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Les Sables-d'Olonne compte 49 603 habitants et 26 057 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Les Sables-d'Olonne, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 296 575 500 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 13 569 DPE publiés par l'ADEME à Les Sables-d'Olonne, soit 521 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Les Sables-d'Olonne, la part de maisons atteint 71 % du parc (18 370 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Les Sables-d'Olonne correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.