À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 326 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 36 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Cingal-Suisse Normande. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Vey, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées à Le Vey. On relève 15 diagnostics publiés par l'ADEME, 139 habitants, 46 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Vey est crédible.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 2 282 500 € TTC à Le Vey, cela correspond à environ 118 993 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Vey relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Qui décide, et donc qui finance : 79 % de propriétaires occupants à Le Vey, soit environ 36 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Le Vey suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 282 500 € revient à 114 125 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le solde se finance : à Le Vey, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 850 € d'économie annuelle attendue.
À la réception à Le Vey, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Le Vey. La sortie de passoire pesant environ 2 282 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.