Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Le Vey, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 850 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur ce territoire, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève un rattachement intercommunal à CC Cingal-Suisse Normande, 139 habitants, 15 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Vey est crédible.
Trésorerie du projet à Le Vey : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 850 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.
La logistique dépend de la densité : 139 habitants pour 46 résidences principales à Le Vey. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation du plancher bas, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Une moyenne de 3.02 personne(s) par logement à Le Vey : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation du plancher bas avec le reste du bouquet.
Le choix du scénario change l'assiette : à Le Vey, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le plancher bas chiffré autour de 3 150 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 8 % du plafond applicable à Le Vey pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 2 520 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 418 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Sur le cas type retenu à Le Vey — 125 m² en zone H1a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 63 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 890 € et 4 410 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 315 € à 630 € à Le Vey, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.