La part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution, et les données de Le Verger le montrent nettement. On relève 89 % de maisons individuelles, 170 diagnostics publiés par l'ADEME, 547 résidences principales recensées, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Verger est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Solde du dossier à Le Verger : la pièce déterminante est le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte un générateur décarboné dimensionné après isolation. Pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Le Verger, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
L'écueil le plus coûteux reste la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 550 € à 3 100 € sur le chiffrage retenu à Le Verger — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 39 % du plafond applicable à Le Verger pour la sortie du fossile. Traduit en aide effective, cela donne 12 400 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 6 975 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Trésorerie du projet à Le Verger : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle auxquels la sortie du fossile participe.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz facturé 15 500 € TTC à Le Verger supporte 808 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Le choix du scénario change l'assiette : à Le Verger, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie du fossile chiffré autour de 15 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.