Nous raisonnons à Le Val sur un logement de 110 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 800 kWh par an, soit près de 1 270 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 355 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 18 % du parc, de l'ordre de 1 581 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CA de la Provence Verte. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Val, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Val, sur une base de 110 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 121 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 15 730 € à 31 460 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La part de propriétaires occupants — 72 % à Le Val — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 1 386 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Dans l'ordonnancement du chantier à Le Val, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 mobilise un artisan formé aux enduits chaux-chanvre pendant dix à seize semaines. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 59 % du montant plafonné retenu à Le Val. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 876 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 618 €.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Le Val, la part de maisons atteint 82 % du parc (1 581 logements). Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cela signifie que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Le Val, le gaz couvre 14 % du parc, le fioul 4 %, l'électricité 67 %. La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Le Val, en zone H3, cela ramène 7 509 à 11 800 kWh par an, valorisés 806 € à 1 267 € au tarif conventionnel 2026.