Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 125 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 500 kWh par an, soit près de 1 660 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « sortie passoire thermique à Le Sel-de-Bretagne », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Exigence opposable à Le Sel-de-Bretagne : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 182 600 € à 365 200 € à Le Sel-de-Bretagne, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Le Sel-de-Bretagne suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 826 000 € revient à 91 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Même projet, aides très différentes : sur la sortie d'une étiquette F ou G à Le Sel-de-Bretagne, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Le Sel-de-Bretagne, la part de maisons atteint 95 % du parc (366 logements). Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie que le calendrier locatif et la date d'effet du bail conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Sel-de-Bretagne relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Qui décide, et donc qui finance : 83 % de propriétaires occupants à Le Sel-de-Bretagne, soit environ 318 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.