Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénover une maison ancienne à Le Pradet », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'ancienneté du parc conditionne la part de logements relevant de ces précautions constructives, et les données de Le Pradet le montrent nettement. On relève environ 1 713 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.08 personne(s) par logement, 62 % de propriétaires occupants, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Pradet est crédible.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 57 % du plafond applicable à Le Pradet pour le bâti ancien. Traduit en aide effective, cela donne 18 096 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 10 179 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Mix de chauffage à Le Pradet : 65 % d'électricité, 30 % de gaz, 3 % de fioul, 2 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Combien de logements concernés ? À Le Pradet, 1 713 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (33 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Le Pradet, élargir la consultation à l'ensemble du département (Var) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Pradet, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 262 € à 4 524 € sur le chiffrage retenu à Le Pradet — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Le Pradet, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 210 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.