Sur ce territoire, le volume de diagnostics publiés sur le territoire donne une idée de la maturité locale du marché de l'audit. On relève 98 % de maisons individuelles, 326 résidences principales recensées, 81 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Pin est crédible.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 270 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 264 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays d'Ancenis. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Pin, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La part de propriétaires occupants — 81 % à Le Pin — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'audit énergétique réglementaire, soit environ 264 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
À la réception à Le Pin, le document déterminant est la remise du rapport complet, scénarios chiffrés inclus. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Point de vigilance financier à Le Pin : un audit réalisé par l'installateur qui vend ensuite les travaux. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 110 € à 220 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur l'audit énergétique réglementaire chiffré 1 100 € TTC à Le Pin, cela correspond à environ 57 € de taxe, contre le triple au taux normal.
L'écart entre profils est considérable à Le Pin : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'audit énergétique réglementaire, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Pin, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'audit énergétique réglementaire et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Sur le cas type retenu à Le Pin — 120 m² en zone H2b — l'audit énergétique réglementaire porte sur environ 1 audit. Au prix de marché observé, 800 à 1 400 € par audit, le poste ressort entre 800 € et 1 400 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.