La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné à Le Perrier. On relève 79 % de propriétaires occupants, 987 résidences principales recensées, 96 % de maisons individuelles, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Perrier est crédible.
Le cas de référence retenu ici porte sur 110 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Le Perrier, le logement de référence de 110 m² situé en zone H2b en compte environ 433 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 9 526 000 € et 19 485 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Le Perrier en zone H2b, cela représente entre 9 891 et 14 836 kWh évités par an, soit 1 062 € à 1 593 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Calendrier administratif à Le Perrier : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager la remise à niveau d'un logement mis en location avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Le Perrier : que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé figure au devis, que un opérateur agréé par l'Anah soit qualifié RGE à la date de signature, et que le constat de décence après travaux soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Perrier relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 450 550 € à 2 901 100 € sur le chiffrage retenu à Le Perrier — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Trésorerie du projet à Le Perrier : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.