Reste le financement du solde : sur le cas type à Le Pecq, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution, et les données de Le Pecq le montrent nettement. On relève 2.36 personne(s) par logement, 3 742 diagnostics publiés par l'ADEME, 6 817 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Pecq est crédible.
L'écueil le plus coûteux reste la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 7 734 500 € à 15 469 000 € sur le chiffrage retenu à Le Pecq — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz facturé 77 345 000 € TTC à Le Pecq supporte 4 032 204 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
La part de propriétaires occupants — 69 % à Le Pecq — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, soit environ 4 676 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'écart entre profils est considérable à Le Pecq : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
La structure énergétique locale (72 % gaz, 2 % fioul, 12 % réseau de chaleur à Le Pecq) explique pourquoi la dépose d'une chaudière fioul ou gaz n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Le Pecq correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la dépose d'une chaudière fioul ou gaz rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Combien de logements concernés ? À Le Pecq, 4 990 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (73 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la dépose d'une chaudière fioul ou gaz produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.