à Le Merzer, la part de logements encore chauffés au gaz ou au fioul mesure directement le gisement de substitution. On relève un rattachement intercommunal à CC Leff Armor Communauté, 986 habitants, 86 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Merzer est crédible.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Le Merzer, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ne signez rien avant l'accord : sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Le Merzer, l'antériorité du dossier est une condition d'éligibilité, pas une formalité. L'enjeu se chiffre à 32 000 € pour un profil très modeste et 18 000 € pour un profil intermédiaire.
Base ADEME : 86 diagnostics enregistrés à Le Merzer, soit un taux de 211 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un chauffagiste RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz (trois à six jours).
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Le Merzer. La sortie du fossile pesant environ 15 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
L'écart entre profils est considérable à Le Merzer : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 15 500 € pour la dépose d'une chaudière fioul ou gaz à Le Merzer, soit 775 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un générateur décarboné dimensionné après isolation soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste la conservation d'un réseau haute température qui plombe le rendement. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 550 € à 3 100 € sur le chiffrage retenu à Le Merzer — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Solde du dossier à Le Merzer : la pièce déterminante est le certificat de neutralisation de cuve ou de résiliation du branchement. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.