Sur le volet ressources : pour « VMC double flux à Le Favril prix », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Le Favril, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Une moyenne de 2.50 personne(s) par logement à Le Favril : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la pose d'une ventilation mécanique avec le reste du bouquet.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 378 DPE pour 1 000 résidences principales à Le Favril (28 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un ventiliste RGE et donc la date de démarrage possible pour la pose d'une ventilation mécanique.
Exigence opposable à Le Favril : un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la pose d'une ventilation mécanique qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la pose d'une ventilation mécanique. À Le Favril, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 5 400 € pour la pose d'une ventilation mécanique à Le Favril, soit 270 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un rendement d'échangeur ≥ 85 % en double flux soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 540 € à 1 080 € à Le Favril, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Le Favril, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 700 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.