Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Le Fauga, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 902 maisons individuelles, environ 737 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CA Le Muretain Agglo. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Fauga, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Fauga, sur une base de 120 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 410 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 9 020 000 € à 18 450 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Statut d'occupation à Le Fauga : 737 logements occupés par leur propriétaire, soit 77 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Périmètre de consultation conseillé pour la remise à niveau d'un logement mis en location : Haute-Garonne. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Le Fauga, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Fauga, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le parc local commande la faisabilité : sur 953 résidences principales, on estime 902 maisons individuelles (95 %) à Le Fauga. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Le Fauga, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Base ADEME : 247 diagnostics enregistrés à Le Fauga, soit un taux de 259 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).