Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays de Lamastre, environ 195 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 227 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Crestet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Le Crestet sur un logement de 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 145 250 € à 290 500 € sur le chiffrage retenu à Le Crestet — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Une moyenne de 2.03 personne(s) par logement à Le Crestet : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.
Planning réaliste à Le Crestet : quatre à huit mois, audit compris d'intervention pour un accompagnateur agréé et un groupement RGE sur la sortie d'une étiquette F ou G. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Le parc local commande la faisabilité : sur 255 résidences principales, on estime 227 maisons individuelles (89 %) à Le Crestet. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Crestet, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Amortissement à Le Crestet : le poste de 1 452 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 72 625 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour la sortie d'une étiquette F ou G à Le Crestet est l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.