Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 320 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 401 maisons individuelles, 255 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Brusquet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Le Brusquet, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 270 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
L'écart entre profils est considérable à Le Brusquet : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Brusquet, sur une base de 110 m² en zone H3, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 180 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 3 960 000 € à 8 100 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Le Brusquet, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 270 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 603 000 € à 1 206 000 € à Le Brusquet, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 255 DPE pour 1 000 résidences principales à Le Brusquet (113 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Amortissement à Le Brusquet : le poste de 6 030 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 301 500 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Sur la facture, ce poste vaut 922 € à 1 383 € par an à Le Brusquet : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 12 873 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.