Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Le Bernard », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Le Bernard, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le choix du scénario change l'assiette : à Le Bernard, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 9 313 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Le Bernard compte 1 319 habitants et 606 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Le Bernard, la part de maisons atteint 99 % du parc (600 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 307 DPE pour 1 000 résidences principales à Le Bernard (186 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Bernard, sur une base de 110 m² en zone H2b, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 278 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 6 116 000 € à 12 510 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Sur la facture, ce poste vaut 1 062 € à 1 593 € par an à Le Bernard : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 14 836 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
La part de propriétaires occupants — 85 % à Le Bernard — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 513 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.