Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Le Bar-sur-Loup, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 320 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 869 maisons individuelles, 408 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA de Sophia Antipolis. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Bar-sur-Loup, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
À la réception à Le Bar-sur-Loup, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Amortissement à Le Bar-sur-Loup : le poste de 2 863 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 143 175 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la sortie d'une étiquette F ou G chiffré 2 863 500 € TTC à Le Bar-sur-Loup, cela correspond à environ 149 282 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Combien de logement classé F ou G exactement ? À Le Bar-sur-Loup, le logement de référence de 115 m² situé en zone H3 en compte environ 69 pour la sortie d'une étiquette F ou G. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 932 000 € et 3 795 000 € TTC (28 000–55 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Le Bar-sur-Loup, la sortie de passoire en absorbe environ 7159 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Qui décide, et donc qui finance : 77 % de propriétaires occupants à Le Bar-sur-Loup, soit environ 923 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 286 350 € à 572 700 € sur le chiffrage retenu à Le Bar-sur-Loup — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.