Ce que ces chiffres disent du potentiel : 308 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 203 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Loir-Lucé-Bercé. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lavernat, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Lavernat, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.37 personne(s) par résidence principale à Lavernat, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 110 m², que l'isolation par l'intérieur doit être dimensionné.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation par l'intérieur traite 12 à 22 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Lavernat, en zone H2b, cela ramène 2 967 à 5 440 kWh par an, valorisés 319 € à 584 € au tarif conventionnel 2026.
Rapporté au plan de financement, l'ITI représente de l'ordre de 26 % du montant plafonné retenu à Lavernat. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 8 400 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 4 725 €.
La logistique dépend de la densité : 586 habitants pour 247 résidences principales à Lavernat. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à l'isolation par l'intérieur, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Lavernat, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Lavernat : que R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu figure au devis, que un plaquiste RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que le test d'étanchéité à l'air après pose soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 050 € à 2 100 € sur le chiffrage retenu à Lavernat — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.