À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 1661 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 210 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC du Briançonnais. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à La Salle-les-Alpes, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à La Salle-les-Alpes sur un logement de 100 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 10 700 kWh par an, soit près de 1 150 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Point de vigilance financier à La Salle-les-Alpes : le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 900 € à 1 800 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Qui décide, et donc qui finance : 58 % de propriétaires occupants à La Salle-les-Alpes, soit environ 281 logements. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Le critère à écrire noir sur blanc dans le devis pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau à La Salle-les-Alpes est un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ. Sans cette mention, ni l'aide ni le certificat d'économies d'énergie ne sont sécurisés, et le contrôle sur site peut conduire à un refus de versement du solde.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à La Salle-les-Alpes, sur une base de 100 m² en zone H3, l'installation d'une pompe à chaleur air/eau représente de l'ordre de 5 kW de puissance calibrée. Multiplié par un prix unitaire de 1 400 à 2 200 €, on obtient une fourchette de 7 000 € à 11 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le choix du scénario change l'assiette : à La Salle-les-Alpes, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la PAC air/eau chiffré autour de 9 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 76 logements à La Salle-les-Alpes sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 16 % du parc. Pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à La Salle-les-Alpes correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'installation d'une pompe à chaleur air/eau rentabilise vite son surcoût, à performance identique.