Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 3 083 maisons individuelles, 339 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 1 724 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 45 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Guichen, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève un rattachement intercommunal à CC Vallons de Haute-Bretagne Communauté, 1 306 diagnostics publiés par l'ADEME, 72 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Guichen est crédible.
Mix de chauffage à Guichen : 47 % d'électricité, 41 % de gaz, 4 % de fioul, 5 % de bois et 3 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de l'isolation du plancher bas : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 724 logements à Guichen sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 45 % du parc. Pour l'isolation du plancher bas, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Guichen. Le plancher bas pesant environ 2 900 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Sur la facture, ce poste vaut 194 € à 333 € par an à Guichen : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 098 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2a.
À l'échelle intercommunale, à Guichen relève de CC Vallons de Haute-Bretagne Communauté. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation du plancher bas et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
L'écueil le plus coûteux reste les canalisations non désolidarisées, qui interrompent la couche isolante. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 290 € à 580 € sur le chiffrage retenu à Guichen — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 306 DPE publiés par l'ADEME à Guichen, soit 339 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.