Côté éligibilité : pour « sortie passoire thermique à Gap », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève environ 11 928 logements chauffés au gaz ou au fioul, 52 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CA Gap-Tallard-Durance, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Gap est crédible.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Gap suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 3 652 000 € revient à 182 600 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Gap, en zone H3, cela ramène 9 245 à 13 355 kWh par an, valorisés 993 € à 1 434 € au tarif conventionnel 2026.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Gap, le gaz couvre 53 % du parc, le fioul 5 %, l'électricité 40 %. La sortie d'une étiquette F ou G s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
Trois pièces décident du versement à Gap : le devis portant l'atteinte d'une étiquette D au minimum, l'attestation RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Gap, en zone H3, la base conventionnelle retenue est de 195 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'écart entre profils est considérable à Gap : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 365 200 € à 730 400 € sur le chiffrage retenu à Gap — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.