Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Élancourt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « chauffe-eau thermodynamique à Élancourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
À l'échelle intercommunale, à Élancourt relève de CA de Saint Quentin en Yvelines. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Qui décide, et donc qui finance : 64 % de propriétaires occupants à Élancourt, soit environ 7 070 logements. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Rapporté au plan de financement, le CET représente de l'ordre de 6 % du montant plafonné retenu à Élancourt. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 1 920 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 1 080 €.
Sur le cas type retenu à Élancourt — 115 m² en zone H1a — l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique porte sur environ 200 litre de capacité. Au prix de marché observé, 9 à 15 € par litre de capacité, le poste ressort entre 1 800 € et 3 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Amortissement à Élancourt : le poste de 2 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 120 € par an. Encore faut-il que un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 240 € à 480 € à Élancourt, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Trésorerie du projet à Élancourt : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle auxquels le CET participe.