à Éguilles, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 67 % de propriétaires occupants, 3 648 résidences principales recensées, 75 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Éguilles est crédible.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 2 718 maisons individuelles, 894 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 25 % du parc, un bassin de travaux structuré autour de Métropole d'Aix-Marseille-Provence. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Éguilles, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Éguilles, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 43 349 000 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Trois pièces décident du versement à Éguilles : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Exigence opposable à Éguilles : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Éguilles en zone H3, cela représente entre 8 582 et 12 873 kWh évités par an, soit 922 € à 1 383 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Éguilles, sur une base de 110 m² en zone H3, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 1 294 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 28 468 000 € à 58 230 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Éguilles correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Le parc local commande la faisabilité : sur 3 648 résidences principales, on estime 2 718 maisons individuelles (75 %) à Éguilles. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.