Le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale, et les données de Croissy-sur-Seine le montrent nettement. On relève 2 346 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à CA Saint Germain Boucles de Seine, 4 522 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Croissy-sur-Seine est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Croissy-sur-Seine, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Amortissement à Croissy-sur-Seine : le poste de 5 164 500 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 258 225 € par an. Encore faut-il que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Contexte urbain à Croissy-sur-Seine : 4 522 résidences principales pour 11 013 habitants. Sur un programme voté en assemblée générale, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.
Combien de logements concernés ? À Croissy-sur-Seine, 2 754 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (61 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que un programme voté en assemblée générale produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Solde du dossier à Croissy-sur-Seine : la pièce déterminante est la levée des réserves lot par lot. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Croissy-sur-Seine relève de la zone H1a, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Croissy-sur-Seine, la part de maisons atteint 42 % du parc (1 877 logements). Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie que le calendrier de convocation et la majorité applicable conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le choix du scénario change l'assiette : à Croissy-sur-Seine, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le programme collectif chiffré autour de 5 164 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.