La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Cournonterral le montrent nettement. On relève 888 diagnostics publiés par l'ADEME, un rattachement intercommunal à Montpellier Méditerranée Métropole, environ 839 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Cournonterral est crédible.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 839 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 29 % du parc, de l'ordre de 2 156 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de Montpellier Méditerranée Métropole. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Cournonterral, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 888 DPE publiés par l'ADEME à Cournonterral, soit 306 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 85760 % du plafond applicable à Cournonterral pour le logement loué. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Mix de chauffage à Cournonterral : 67 % d'électricité, 27 % de gaz, 2 % de fioul, 4 % de bois et 0 % de réseau de chaleur. Ce partage détermine l'intérêt réel de la remise à niveau d'un logement mis en location : un logement raccordé à un réseau vertueux n'appelle pas le même bouquet qu'un logement au fioul.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 34 304 000 € TTC à Cournonterral supporte 1 788 360 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Cournonterral compte 7 359 habitants et 2 902 logements principaux. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Le choix du scénario change l'assiette : à Cournonterral, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 34 304 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 3 430 400 € à 6 860 800 € à Cournonterral, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.