Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Couëron, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le montant réellement perçu dépend de la catégorie de ressources : pour « rénover une maison ancienne à Couëron », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Énergie de chauffage en place : 67 % du parc reste au gaz ou au fioul à Couëron, soit près de 6 703 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Vérifiez la ligne de TVA du devis à Couëron : 5,5 % pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 sur un logement de plus de deux ans, soit 1 291 € sur un montant de 24 765 € TTC. Le taux réduit s'applique aussi à la main-d'œuvre et aux matériaux fournis par l'entreprise.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 4 969 DPE publiés par l'ADEME à Couëron, soit 498 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
Solde du dossier à Couëron : la pièce déterminante est le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La part de propriétaires occupants — 66 % à Couëron — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 6 533 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Couëron suppose une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 24 765 € revient à 1 238 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Couëron, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 530 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.