Sur ce territoire, le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local. On relève 72 % de maisons individuelles, environ 6 703 logements chauffés au gaz ou au fioul, 9 974 résidences principales recensées, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Couëron est crédible.
Sur le volet ressources : pour « gagner des classes DPE à Couëron », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur la facture, ce poste vaut 832 € à 1 941 € par an à Couëron : un scénario de gain de classes, de deux à quatre couvre 30 à 70 % des consommations, soit 18 073 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Couëron, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 66 000 € comme le saut de classes, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Amortissement à Couëron : le poste de 66 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 3 300 € par an. Encore faut-il que un calcul 3CL-DPE avant et après travaux par le même opérateur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de un scénario de gain de classes, de deux à quatre. À Couëron, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Couëron, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de un scénario de gain de classes, de deux à quatre et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
La part de propriétaires occupants — 66 % à Couëron — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur un scénario de gain de classes, de deux à quatre, soit environ 6 533 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 6 600 € à 13 200 € à Couëron, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.