Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Coggia, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : 228 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 313 maisons individuelles, environ 279 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Coggia, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Structure du parc de Coggia : 80 % de maisons individuelles, soit environ 313 logements sur 391 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le poids réel de la vacance du logement pendant les travaux lourds dans les projets déposés.
Même projet, aides très différentes : sur la remise à niveau d'un logement mis en location à Coggia, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 4 958 000 € TTC à Coggia supporte 258 474 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Côté performance, la remise à niveau d'un logement mis en location pèse pour 40 à 60 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Coggia en zone H3, cela représente entre 8 218 et 12 327 kWh évités par an, soit 883 € à 1 324 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Base ADEME : 89 diagnostics enregistrés à Coggia, soit un taux de 228 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 495 800 € à 991 600 € à Coggia, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Exigence opposable à Coggia : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.