Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Chemillé-en-Anjou, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Nous raisonnons à Chemillé-en-Anjou sur un logement de 115 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Un même ouvrage ne se pose pas au même coût selon la densité : à Chemillé-en-Anjou compte 21 999 habitants et 8 724 logements principaux. Pour l'isolation du plancher bas, prévoyez au devis l'autorisation de voirie, l'emprise de stationnement et le stockage des matériaux.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation du plancher bas à Chemillé-en-Anjou suppose R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 900 € revient à 145 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Guichet compétent : CA Mauges Communauté, dont dépend le territoire à Chemillé-en-Anjou. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur l'isolation du plancher bas — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Sur la facture, ce poste vaut 194 € à 333 € par an à Chemillé-en-Anjou : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 098 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
La structure énergétique locale (18 % gaz, 8 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Chemillé-en-Anjou) explique pourquoi l'isolation du plancher bas n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Chemillé-en-Anjou, sur une base de 115 m² en zone H2b, l'isolation du plancher bas représente de l'ordre de 58 m² de sous-face. Multiplié par un prix unitaire de 30 à 70 €, on obtient une fourchette de 1 740 € à 4 060 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Chemillé-en-Anjou, le plancher bas en absorbe environ 7 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 305 € à 2 320 € selon la catégorie de ressources.