à Châteauroux, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève environ 14 656 logements chauffés au gaz ou au fioul, un rattachement intercommunal à CA Châteauroux Métropole, 42 963 habitants, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Châteauroux est crédible.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Châteauroux, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La structure énergétique locale (65 % gaz, 2 % fioul, 5 % réseau de chaleur à Châteauroux) explique pourquoi l'isolation du plancher bas n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Planning réaliste à Châteauroux : deux à quatre jours d'intervention pour un isolateur intervenant en sous-sol sur l'isolation du plancher bas. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Châteauroux, la part de maisons atteint 52 % du parc (11 372 logements). Pour l'isolation du plancher bas, cela signifie que la hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Énergie de chauffage en place : 67 % du parc reste au gaz ou au fioul à Châteauroux, soit près de 14 656 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par l'isolation du plancher bas, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Côté performance, l'isolation du plancher bas pèse pour 7 à 12 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Châteauroux en zone H1b, cela représente entre 1 833 et 3 142 kWh évités par an, soit 197 € à 337 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Trésorerie du projet à Châteauroux : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle auxquels le plancher bas participe.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Châteauroux, le plancher bas en absorbe environ 7 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 193 € à 2 120 € selon la catégorie de ressources.