Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 2 557 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC du Golfe de Saint-Tropez, de l'ordre de 1 463 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Cavalaire-sur-Mer, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 3 352 DPE publiés par l'ADEME à Cavalaire-sur-Mer, soit 846 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.05 personne(s) par résidence principale à Cavalaire-sur-Mer, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.
Le parc local commande la faisabilité : sur 3 964 résidences principales, on estime 1 463 maisons individuelles (37 %) à Cavalaire-sur-Mer. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Combien de logements concernés ? À Cavalaire-sur-Mer, 123 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (3 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que la sortie d'une étiquette F ou G produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Trésorerie du projet à Cavalaire-sur-Mer : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 597 600 € à 1 195 200 € sur le chiffrage retenu à Cavalaire-sur-Mer — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Cavalaire-sur-Mer, en zone H3, cela ramène 9 245 à 13 355 kWh par an, valorisés 993 € à 1 434 € au tarif conventionnel 2026.