Sur ce territoire, le nombre de classes visé dépend de l'état de départ du parc local. On relève environ 2 226 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2.52 personne(s) par logement, 44 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Carrières-sur-Seine est crédible.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Carrières-sur-Seine, sur une base de 115 m² en zone H1a, un scénario de gain de classes, de deux à quatre représente de l'ordre de 3 classe DPE gagnée. Multiplié par un prix unitaire de 16 000 à 28 000 €, on obtient une fourchette de 48 000 € à 84 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Sur la facture, ce poste vaut 926 € à 2 160 € par an à Carrières-sur-Seine : un scénario de gain de classes, de deux à quatre couvre 30 à 70 % des consommations, soit 20 109 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
À la réception à Carrières-sur-Seine, le document déterminant est le rapport d'audit après travaux et l'attestation de fin de travaux. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
La structure énergétique locale (37 % gaz, 1 % fioul, 22 % réseau de chaleur à Carrières-sur-Seine) explique pourquoi un scénario de gain de classes, de deux à quatre n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Base ADEME : 2 747 diagnostics enregistrés à Carrières-sur-Seine, soit un taux de 469 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un auditeur énergétique qualifié est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre (six à dix mois du diagnostic à la réception).
La logistique dépend de la densité : 14 791 habitants pour 5 859 résidences principales à Carrières-sur-Seine. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à un scénario de gain de classes, de deux à quatre, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Carrières-sur-Seine. Le saut de classes pesant environ 66 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.