Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : un bassin de travaux structuré autour de CU Grand Paris Seine et Oise, 657 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, 3 824 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 52 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Carrières-sous-Poissy, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Carrières-sous-Poissy correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la pose d'une ventilation mécanique rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Solde du dossier à Carrières-sous-Poissy : la pièce déterminante est la mesure des débits bouche par bouche. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 17 % du plafond applicable à Carrières-sous-Poissy pour la VMC. Traduit en aide effective, cela donne 5 400 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 3 038 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Carrières-sous-Poissy, le gaz couvre 52 % du parc, le fioul 1 %, l'électricité 29 %. La pose d'une ventilation mécanique s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
La part de propriétaires occupants — 38 % à Carrières-sous-Poissy — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la pose d'une ventilation mécanique, soit environ 2 796 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
L'écueil le plus coûteux reste des gaines souples écrasées, qui divisent le débit réel par deux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 675 € à 1 350 € sur le chiffrage retenu à Carrières-sous-Poissy — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
La logistique dépend de la densité : 20 825 habitants pour 7 339 résidences principales à Carrières-sous-Poissy. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la pose d'une ventilation mécanique, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.