La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 252 maisons individuelles, 708 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 33 % du parc, environ 753 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Cap-d'Ail, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Côté éligibilité : pour « remplacement chaudière fioul ou gaz à Cap-d'Ail », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
La logistique dépend de la densité : 4 482 habitants pour 2 151 résidences principales à Cap-d'Ail. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la dépose d'une chaudière fioul ou gaz, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Trésorerie du projet à Cap-d'Ail : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle auxquels la sortie du fossile participe.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Cap-d'Ail relève de la zone H3, dont la base conventionnelle atteint 195 kWh/m²/an. Le temps de retour de la dépose d'une chaudière fioul ou gaz s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
La structure énergétique locale (28 % gaz, 5 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Cap-d'Ail) explique pourquoi la dépose d'une chaudière fioul ou gaz n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le choix du scénario change l'assiette : à Cap-d'Ail, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie du fossile chiffré autour de 10 974 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 361 DPE publiés par l'ADEME à Cap-d'Ail, soit 633 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un chauffagiste RGE, dont l'intervention sur la dépose d'une chaudière fioul ou gaz dure trois à six jours.
Dans l'ordonnancement du chantier à Cap-d'Ail, la dépose d'une chaudière fioul ou gaz mobilise un chauffagiste RGE pendant trois à six jours. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.