Le gisement local se lit dans les mêmes données : un bassin de travaux structuré autour de Métropole du Grand Paris, de l'ordre de 1 423 maisons individuelles, 31 418 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 53 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Boulogne-Billancourt, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Nous raisonnons à Boulogne-Billancourt sur un logement de 105 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur le cas type retenu à Boulogne-Billancourt — 105 m² en zone H1a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 53 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 590 € et 3 710 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Exigence opposable à Boulogne-Billancourt : R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation du plancher bas qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Combien de logements concernés ? À Boulogne-Billancourt, 31 418 résidences principales dépendent d'une énergie fossile (53 % du parc). C'est dans ce sous-ensemble que l'isolation du plancher bas produit les écarts de consommation les plus élevés avant et après travaux.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 7 % du plafond applicable à Boulogne-Billancourt pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 2 120 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 193 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Avant de choisir, regarder ce qui chauffe déjà : à Boulogne-Billancourt, le gaz couvre 51 % du parc, le fioul 2 %, l'électricité 29 %. L'isolation du plancher bas s'apprécie à l'aune de cette énergie de départ, seule référence pour estimer l'économie réellement obtenue.
La séquence prime sur la vitesse : l'isolation du plancher bas occupe un isolateur intervenant en sous-sol durant deux à quatre jours à Boulogne-Billancourt. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
L'écart entre profils est considérable à Boulogne-Billancourt : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.